Où pêcher la Truite fario ?

Habitat & postes pour pêcher la truite fario 🏡

Pour la fario, il y a une constance à travers le monde, son habitat est synonyme de paysages magnifiques ! Une incitation aux voyages.

En France, sur les lacs d’altitude, de 2500 m à 3000 m, la truite fario s’adapte très bien. Plusieurs problèmes découlent de ce type d’habitat :

  • Le froid et la période assez longue où la glace envahie le lac. Il faut donc de la profondeur ou une résurgence pour la survie des truites. Malgré tout, parfois elles se font bloquer au mauvais endroit du lac et meurent par le gel.
  • L’autre problème est l’alimentation de ce lac en eau. Les glaciers et les neiges reculent, forcément au détriment de l’habitat.
  • Et puis il y a la nourriture, plus capricieuse à cette altitude. Certains lacs sont naturellement riches, d’autres plus pauvres et les truites en souffriront jusqu’à disparaitre.

A cette altitude, les truites occupent un poste de repos, généralement en profondeur. Elles y restent longuement. Puis elles sortent mais ne vont pas occuper un poste de chasse. Elles sont mobiles et peuvent changer d’emplacement régulièrement, être active loin des berges ou au contraire le long des rives escarpées.

Les lacs et torrents de 1.000m à 2.500m représentent un terrain fructueux pour la fario. Reste que ce biotope est en danger permanent, par la sécheresse principalement. La végétation change, et parfois cela développe de nouvelles sources de nourriture mais pas systématiquement. Ces eaux sont fragiles et une trop grosse pression de pêche est néfaste. Les truites sont plus actives qu’en haute altitude. Mais là encore, leurs postes sont variés et variables. Si une arrivée d’eau fraiche attire les farios, elles ne vont pas se cantonner uniquement sur ce lieu. 

Les rivières de plaine et de moyenne montagne sont, normalement, riches en truite. Mais la pollution fait son apparition et les différents captages d’eau sont un problème pour maintenir en bon état ces cours d’eau. Et à ce rythme, les poissons blancs sont parfois plus prolifiques que les salmonidés. Ces rivières sont menacées et à part les pêcheurs personne ne semble sensible à nos poissons. On nous interpelle avec les loups, les lynx, les gypaètes barbus et les cygnes mais rien sur la truite et les autres poissons…

A l’étranger, qu’on le veuille ou non, la situation est globalement meilleure. Les menaces de sécheresses à répétition, d’agriculture et d’urbanisation sont réelles. Mais dans l’ensemble les poissons semblent pris en compte, donc leur habitat est un peu mieux sauvegardé.

Sur une rivière du bout du monde, on recherchera les postes d’école pour commencer : les courants qui longent une berge, un rocher isolé, une branche, une gravière. Mais au fur et à mesure que vous allez pêcher, votre adaptation à un environnement nouveau va évoluer. Ne cherchez pas à voir à tout prix un poisson. En ces lieux sauvages, les farios, surtout lorsqu’elles sont grosses, restent des poissons très méfiants.

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À propos de l’auteur

Guide de pêche globe-trotteur, Julien nous livre ses expériences, ses anecdotes et son analyse sur certaines espèces qu’il a côtoyées. Loin d’être exhaustive, son approche peut être complétée par vos propres expériences. Si vous pratiquez une autre technique, ou que vous avez pêché cette espèce dans d’autres contrées, n’hésitez pas à compléter ce dossier 😊

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